Monsieur le Président!

« Oh président ! Président ! »

Cela fait quelques années,

Que vous l’avez reçue cette lettre,

A cœur vous ne l’avez prise, cette lettre

Le temps lui, peut-être, vous a-t-il pris ?

Car c’est le moment, l’instance du présent

Qui vous condamne à la redondance !

A l’oubli, au vol de votre héritage !

Au passé embrasé, qui lui osa se soulever !

Point de volonté de vous nuire,

Ni à votre image, ni à vos souliers vernis,

Vous pouvez tous les gardez, vos attirails bien rangés,

D’ailleurs gardez même votre palais, vos entrailles et vos amis,

Mais lorsque vous courrez à la perte,

Ne nous entraînez pas dans votre chute !

Car les choux, très peu pour moi !

A l’heure des carottes et des radis,

La terre nous sauvera de vos raids hardis,

De vos discours alambiqués,

De votre chaleur froide, froide,

Si froide, qu’elle en gèlerait le permafrost !

Ah non, pardonnez-moi, il est déjà trop tard…

Ce n’est pas une course, ni une coupe,

La victoire journalière se soldera toujours,

D’une amère défaite au goût d’éternité,

Vous l’exécutant, serez un jour l’exécuté !

Votre toupet devra voler,

En éclat sur le sommet de votre pyramide,

Mirage, Ô mirage, dans le désert…

Dans le désert, quelques grains de sel pour seul dessert…

Car nous laisser sans rien, nous poussera peut-être vers la fin…

Mais notre faim ne nous poussera jamais dans votre dessein !

Lions nos destins, car le lion a faim !

D’ogres joufflus, vous échouerez au statut de saltimbanque rebus !

Point de devinette, quand votre déjeuner,

Servi après le lever,

Attendra sur les latrines, à peine lavées,

Vos droits s’envoleront par la lucarne,

Quand l’assujettissement aux devoirs,

Que bien-sûr vous avez confectionnés,

De vos dix doigts,

Vous demandera la main quand le bras nous vous aurons amputé,

Alors vous rigolerez jaune,

Ou serez vert,

Mais il sera trop tard,

Point de peur,

Pas de lassitude,

Quand l’objet de nos désirs,

Devient le cœur du nécessaire,

L’article 17 est à sens unique,

Comme vos ordres,

Votre constitution,

Dont vous êtes le garant, le berger,

Les bras coupés, les bras armés,

Un jour aussi, verront rouge,

Alors le drapeau se lèvera, il sera tricolore dans les cœurs,

Tricolore sur la bannière,

Mais ce n’est pas ces couleurs que nous élèverons,

Mais bien vos visages qui flotteront !

Alors vous pourrez nous prendre de haut,

Ce que vous avez toujours fomenté,

Nous prendre de haut,

Haute cour,

Haut fonctionnaire,

Haut les cœurs,

Nous vous dégueulerons notre dévolu à la gueule !

Vos cendres seront jetées, dans le canal des grands oubliés,

De ceux dont nous parlerons,

Dans nos années mortes,

Quand au coin du feu,

Les enfants rigoleront,

Railleront dans la mansuétude,

D’une quiétude heureuse, retrouvée,

Vous crépiterez alors,

Au coin du feu,

Vous crépiterez et alors vous saurez,

De quel bois,

Ce beau peuple,

Aura su se chauffer.

Laisser un commentaire

Concevoir un site comme celui-ci avec WordPress.com
Commencer